Bibliothèque Lunatique en collaboration avec Mohamed Bourouissa
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↑ vue de l'exposition Libre Echange de Mohamed Bourouissa, Monoprix, Les Rencontres d'Arles
avec : Nous Sommes Halles (2005) et la Bibliothèque Lunatique


SUPERMARCHÉ DU VISIBLE : BIBLIOTHÈQUE LUNATIQUE
dans le cadre de l'exposition "Libre Échange" de Mohamed Bourouissa, Les Rencontres d'Arles, 2019.
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/761/mohamed-bourouissa

Des étagères et des assises économes proposent près d’une trentaine d’ouvrages, des textes photocopiés, des publications périphériques, dont l’existence est révélée au grès de discussions hasardeuses. Issue, entre autres, de l’univers de la bande dessiné, de la philosophie, de la critique culturelle, de la psychiatrie, de la littérature, de l’économie et de la photographie, les textes traitent des thèmes et des enjeux qui innervent la présentation personnelle de Mohamed Bourouissa au Monoprix : l’économie, visible et clandestine, le mythe de l’échange et la réciprocité des regards, l’oeuvre d’August Sanders, les méthodes collaboratives et le supermarché comme lieu de production de fiction ou comme métaphore de l’iconomie (Peter Szendy). Ils racontent également le « spleen de l’argent » d’un certain type de rap américain, de la poésie de Booba, des symptômes adolescents au sein du capitalisme tardif, mais aussi d’actions invisibles, de faux semble d’au-delà et de permaculture… En sommes, des « à côté » ou « des pas de côté » qui permettent d’investir le champ d’intérêts croisés où se manifeste notre dissonance culturelle et notre curiosité lunatique. L’objet intitulé Receuil joue de la même friction : il regroupe un ensemble de textes (photocopiés, scannés, photographiés) et de propositions envoyées par autrui pour constituer, sur un mode coopératif, un plan de références. Il participe de cet espace de construction d’une démarche collective qui laisse la place au trébuchement.

Supermarché du visible : bibliothèque lunatique
co-pensé par Mohamed Bourouissa et Julia Marchand, en collaboration avec Extramentale.

Programme des tables rondes

Table ronde #1 le vendredi 5 juillet avec
Mohamed Bourouissa, Pierre Delmas, Martha Kirzenbaum, Julia Marchand, Rayane Mcirdi, et Politic Social Club (Marie Delaby, Swan Del Corso, Tatiana Geoffroy).


En parallèle de l’exposition Libre-échange de Mohamed Bourouissa, La Bibliothèque Lunatique accueille plusieurs invités pour discuter de méthodes collaboratives, de complicité politique, de circuits parallèles et de circulation des identités et des savoirs. Elle accueille l’artiste Mohamed Bourouissa, la commissaire d’exposition Elise Antagana (France, Maroc), les artistes Pierre Delmas et Rayane Mcirdi (fraichement diplômés des Beaux-Arts de Paris), Martha Kirszenbaum (commissaire d’exposition, Paris, Los Angeles), trois membres du collectif d’animation de Politic Social Club, atelier de pensée critique de l'Odyssette, café associatif arlésien (Marie Delaby, Swan Del Corso, Tatiana Geoffroy) et la co-itiniatrice de la Bibliothèque Lunatique, Julia Marchand.


Table ronde #2 le dimanche 22 septembre " LES ADOLESCENCES" avec Mohamed Bourouissa, Flora Fettah, Mehdi Meklat, Laura Morsch-Kihn, Sara Sadik.


Dans le cadre du festival été indien(s), Extramentale et Mohamed Bourouissa invite Flora Fettah (critique d’art et commissaire d’exposition, Marseille), Mehdi Meklat (réalisateur et écrivain, Paris), Laura Morsch-Kihn (commissaire d’exposition et éditrice, Arles) et Sara Sadik (artiste, Marseille) à parler d’adolescences, d’auto-fiction et de scénarisation au sein de l’exposition Libre-Échange au Monoprix le dimanche 22 septembre à 17h (accès par l'arrière du magasin). Entrée libre dans la limite des places disponibles.


Biographies

Flora Fettah est une jeune commissaire et critique. Passée par Sciences Po Bordeaux et l'EHESS, elle s’intéresse à la façon dont les artistes s’emparent et révèlent les tensions à l’œuvre au sein d’un territoire. Elle co-fonde en 2016 l'association curatoriale Mouvement Rhizomatique, puis continue à s'engager pour la jeune création dans les collectifs Diamètre, Jeunes Critiques d'Art et Contemporaines. Actuellement assistante curatoriale pour Manifesta 13, elle mène en parallèle divers projets d'expositions et écrit pour des revues, des catalogues ou des expositions.

Mehdi MEKLAT a 27 ans. Après six ans à France Inter, il co-réalise avec Badroudine SAID ABDALLAH trois documentaires « Quand il a fallu partir » (Les films de Pierre/Arte), « Le grand mariage » (Zadig Production/France TV) et « Demain le feu » (2019). Toujours avec Badrou, il co-écrit deux romans « Burn out » et « Minute » aux éditions du Seuil et une pièce de théâtre, « Les enfants de la réalité ». Enfin, il publie un récit, « Autopsie » aux éditions Grasset, en novembre dernier.

Laura Morsch-Kihn est artiste-éditrice-curatrice indépendante et directrice de Objet Artistique Non Identifié (Arles). L'esthétique de la périphérie, des sous-cultures, le travail, l'interaction, la précarité et les démarches contextuelles sont ses champs principaux d'investigations comme en témoignent ses projets de publication alternative, dont Le nouvel esprit de vandalisme (2014-), Rebel Rebel zine (2015), My favorite things : unité de publications improvisées (FILAF, Perpignan, 2019) et Rebel Rebel : salon du fanzine, Marseille (FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur). Depuis 2015, dans le quartier de la Busserine à Marseille, elle conduit les résidences de recherche, de création et de pédagogie alternative Publication Rebel Rebel et Interagir avec la ville. Ses actions curatoriales incluent également les expositions de JJ Peet, Sorcery Scannner : waiting room (galerie quatre, Rencontre de la photographie, Arles, 2018), et Le rire, le jeu, la dérision, le rock, la mort... ou l'esthétique de l'adolescente (Musée d'art contemporain Les Abattoirs, Toulouse 2015).


Sara Sadik est une artiste qui vit et travaille à Marseille, France.
En 2018, elle obtient son DNSEP avec les Félicitations du Jury à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux. Depuis son travail a été présenté lors de différentes expositions collectives notamment au Palais de Tokyo (Paris, 2019), Karma International (Zurich, 2017), Art Athina Fair (Athènes, 2017), Roodkapje (Rotterdam, 2018), Istituto Svizzero (Rome, 2017), Open’er Festival (Gdynia, 2017) et 221 A (Vancouver, 2017). Le travail de Sara Sadik s’ancre dans ce qu’elle désigne par le terme «beurcore», la culture de la jeune diaspora maghrébine vivant en France, dont elle analyse les particularités afin de les documenter par le biais de la fiction. À partir d’analyses sémiologiques et sociologiques de la beurness, Sara Sadik développe différents alter-ego qu’elle interprète à travers la vidéo, la photographie, la musique ou encore la performance. Elle utilise et se réapproprie des référents ainsi que des procédures d’adhésion collectives (esthétiques visuelles, systèmes économiques langages multiples ) établis et/ou utilisés par cette communauté, afin d’imaginer des fictions prospectives.

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