InnerVision
Innervision
d’Anaïs-Tohé Commaret en collaboration avec Konstantinos Kyriakopoulos
Commissariat : Extramentale pour la Galerie Edouard Manet de Gennevilliers 08/10/2022 - 10/12/2022
VERNISSAGE SAMEDI 8 OCTOBRE 18h


InnerVision est une exposition qui porte les promesses du cinéma, repensé à l’ère du calfeutrage intimiste. Il réunit la réalisatrice Anaïs-Tohé Commaret et Konstantinos Kyriakopoulos, artiste, qui vient sculpter l’apparat des dispositifs cinéma et home cinema.


Ensemble, iels déploient un parcours d’exposition onirique qui se construit autour de cinq films d’Anaïs-Tohé Commaret, dont les deux premiers épisodes de la série web « Disparaître », produite et diffusée via la plateforme de programmation Extramentale.

Ces courts métrages, logés sur internet, prendront place et corps dans l’exposition, qui s’ouvre sur l’ambitieuse installation de Konstantinos Kyriakopoulos, spécialement conçue pour le nouveau film d’Anaïs-Tohé Commaret, 8 (Huit).

Si en sortant du cinéma nous faisons parfois l’expérience d’une hypnose prolongée, l’exposition InnerVision propose de creuser le sillon de cette expérience afin que nos dérives percutent le réel.

À propos des artistes

D’origine franco-chilienne, Anaïs-Tohé Commaret est née à Vitry en 1992. Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2019, elle poursuit son cursus à l'école du Fresnoy (promotion 2020-2022). En 2020, elle remporte le Grand Prix Essai / Art Vidéo du Festival Côté Court, pour son court-métrage Amor sur Mama et le Prix du Jury au salon de Montrouge en 2022. En 2021, elle tourne au Chili un court métrage financé par le Fresnois, sélectionné pour un festival photo-documentaire, à Valparaiso, le FIFV (https://fifv.cl/2018/). Ce même projet a été récemment projeté au Centre Pompidou.

La pratique d’Anaïs-Tohé Commaret se caractérise par la forme du documentaire-fiction où s’entrechoquent les réalités qui lui sont familières (les banlieues, la dictature de Pinochet, les centres médicaux) et l’invasion progressive de l’onirisme. Inspirée par les contes sud-américains et par Bunuel, elle investit ainsi les environnements de son enfance et de son adolescence pour y injecter des points de bascules vers d’autres réalités troubles et fantasmagoriques. Son premier court métrage, Mon Ami Djoudi (2017), raconte sa relation avec son voisin et ami proche dans la banlieue de Vitry où ce dernier se transforme progressivement en personnage carnavalesque.

Né à Athènes en 1994, Konstantinos Kyriakopoulos vit et travaille à Romainville. Après l’obtention d’un master aux Beaux-Arts de Cergy en photographie, il s’est spécialisé en sculpture, aux Beaux-Arts de Paris. Sa pratique se développe autour d’un dispositif de prédilection, qu’il décline en fonction des contextes et propos, le lit.
Pensées comme des espaces, les œuvres de Konstantinos sont des invitations à la collaboration d’une part et à l’expérience structurelle d’autre part. Le lit n’est pas un thème, c’est un format sur lequel reposent des idées, des formes et des corps.
Sa démarche se matérialise en une proposition d’accueil : s’il en crée les conditions et le contexte pour qu’Autrui puisse habiter ses espaces, il n’attend pour autant pas de résultat. Sa posture est libérée de toute autorité quant à la réception de ses œuvres ; c’est une expérience propre à chacun.e.
Que l’on dorme ou que l’on veille, tout ce qu’il se passe sur et dans le lit est de l’ordre de la grève. Il est ici question d’écrire une hétérotopie, celle d’un corps inactif qui oblige à une production délivrée de toute nécessité productive.
En 2020, Konstantin Kyriakopoulos expose à Exo Exo (Paris) pour l’exposition « Warm Welcome ». En 2021, il produit différentes œuvres pour « Madame terminus » au Domestic Cult At Scale (Nantes), « Witz Garden » pour Iveco Nu (Noisy-le-Sec ; commissariat : Data Rhei) et « Des soleils encore Verts » à Béton Salon (Paris). En 2022, il expose dans l’espace de L’Aconservatoire (Noisy-le-Sec ; commissariat : Hugo Laporte) dans le cadre du projet collectif « The Floor Is Lava ».
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